Le Protocole
de Kyoto complète et renforce la Convention-Cadre
des Nations Unies sur les changements climatiques en établissant
un cadre pour l’application de mesures
destinées à prévenir
et corriger les effets néfastes des
changements climatiques. Adopté en
1997, le Protocole fut mis en vigueur au mois
de février 2005, suite à sa
ratification par la Russie.
Les pays ayant ratifié le Protocole
de Kyoto se sont engagés globalement à réduire
d’ici 2012 de 5,2 % leurs émissions
des gaz à effet de serre par rapport à l’année
1990. Les cibles nationales de réduction
varient selon les pays, la Communauté européenne
s’étant par exemple engagée à réduire
ses émissions de 8% par rapport à 1990,
le Canada et le Japon de 6%.
Le Protocole de Kyoto a
ouvert de nouvelles voies en établissant trois mécanismes
particuliers, à savoir :
- L’échange de droits d’émission
entre pays signataires
- Le
mécanisme pour un développement
propre
- L’application
conjointe
Ces mécanismes visent à accroître
le rapport coût-efficacité des
mesures de réduction en offrant aux pays
signataires les deux possibilités suivantes
:
- Réduire les émissions
sur leur territoire;
- Réduire les émissions
dans un autre pays.
Le coût de réduction des émissions
peut varier d’une région à une
autre mais l’effet bénéfique
pour l’atmosphère est le même
quelque soit l’endroit où sont
menées les activités de réduction.
Le mécanisme pour
un développement
propre (MDP)
L’objectif du MDP est
d’encourager les investissements dans
les pays en voie de développement afin
de favoriser le transfert de technologies
respectueuses de l’environnement.
Ce mécanisme permet aux pays visés à l’Annexe
I de la Convention des Nations Unies sur les
changements climatiques (pays développés)
de mettre en œuvre des projets destinés à réduire
les émissions dans les pays non visés à l’Annexe
I (pays en voie de développement).
Le mécanisme d’application
conjointe (AC)
L’AC permet
aux pays visés à l’Annexe
I de la Convention des Nations Unies de mettre
en œuvre de projets de réduction
des émissions dans d’autres pays
visés à l’Annexe I de
la Convention.
Concrètement, les projets d’application
conjointe se déroulent essentiellement
dans les pays de l’Annexe I dont l’économie
est en transition, tel que les pays de l’Europe
de l’Est.
Plan de surveillance
et crédits
d’émissions
Les projets MDP et AC doivent être accompagnés
d’un plan de surveillance rigoureux permettant
de recueillir des données précises
sur les émissions. Ces éléments
doivent être établis à l’aide
de méthodologies approuvées par
le Conseil exécutif du MDP des Nations
Unies, chargé d’orienter et de
superviser le déploiement global du MDP
et de l’AC.
Les réductions d’émissions
résultant des projets MDP et des projets
AC sont à l’origine de crédits
d’émissions commercialisables sur
le marché mondial du carbone. Les réductions
d’émissions sont estimées
et mesurées par rapport à un niveau
de référence, à savoir la
quantité d’émissions qui auraient
eu lieu si le projet n’avait pas été développé.