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Usine de pâte Kraft
L’utilisation de sulfure de sodium dans
la fabrication de pâte kraft provoque l’émission
de fumées ayant une odeur caractéristique bien
connue. Il est aussi reconnu que dans le digesteur, l’ion
sulfure se combine avec divers composés chimiques dérivés
du bois pour former des sulfures organiques tels le methyl mercaptan
(CH3SH), le sulfure dimethyl (CH3)S, le bisulfure dimenthyl (CH3)2S2,
le sulfure d’hydrogène (H2S) ainsi que des vapeurs
de térébenthine et de méthanol. L’ensemble
de ces gaz sont dénommés gaz non condensable (NCG).
Les nouvelles normes environnementales en matière de contrôle
des émissions de NCG obligent les usines de pâte
Kraft à assurer une réduction importante de ces émissions,
au Québec, comme en Ontario et aux Etats-Unis (20 ppm
et moins). Jusqu’à récemment, les NCG étaient
détruits selon l’approche suivante:
- Les gaz à faible volume et haute concentration (LVHC) étaient
brûlés dans le four à chaux;
- Les gaz à haut volume et faible concentration (HVLC) étaient
brûlés dans la chaudière de liqueur noire.
Cette approche permet des économies de
combustibles appréciables et une adsorption partielle
du SO2. Les désavantages de cette solution sont toutefois
nombreux:
- Interférence des GNC dans l’opération
optimale du four à chaux et de la chaudière de
récupération des liqueurs noires avec comme conséquence
le dépassement des normes de plus en plus strictes de
rejet des TRS à l’atmosphère;
- Problèmes d’opération dans le four à chaux
et la chaudière, tels des encrassements par accumulation
de sel fondu, de dépôts organiques divers et de
cendres.
Le principal avantage d’un incinérateur
dédié réside en l'absence d’interférence
dans l’opération de l’usine et dans l’atteinte
d’un haut niveau de destruction des TRS. L’application
du procédé BIOTOX® dans ce secteur d’application
depuis 1996 peut être considérée comme la
meilleure technologie disponible (BACT) à l’heure
actuelle pour rencontrer les normes très strictes de rejets
atmosphériques dans ce secteur. La technologie BIOTOX® appliquée
au traitement des émissions de l’industrie des pâtes
et papier est très récente. Biothermica a relevé plusieurs
défis dans l’application de la technologie BIOTOX® d’oxydation
regénérative pour le traitement des TRS, tels que
:
- Adaptation au cycle de production des gaz non condensables;
- Traitement simultané des gaz LVHC (low volume high
concentration) et des gaz HVLC (high volume low concentration);
- Contrôle du taux d’oxygène du mélange
de façon à maintenir sous la limite d’explosivité (LEL)
le mélange des gaz. (surtout lorsque les LVHC sont concernés);
- Durabilité à long terme de l’appareil
en présence de gaz corrosifs en contact avec les parties
froides (tuyauterie d’entrée, coquille interne
de la chambre de combustion, bas des lits, grilles de support
des nodules, parties internes des volets) etc…
Biothermica a réussi avec succès à adapter
la technologie BIOTOX® au traitement des émissions des
pâtes et papier. Les améliorations suivantes ont été apportées:
- ise au point de méthodes qui assurent la non-corrosivité des
pièces d’équipement de l’incinérateur
mis en contact avec les gaz corrosifs;
- Mise au point d’une programme d’entretien préventif
de l’incinérateur regénératif.
En 1997, Biothermica réalisait une première
canadienne en installant une unité BIOTOX® sur une usine
de pâte Kraft. Cette unité réduit de 99,6%
les SRT avec un taux de récupération thermique de
88,5%
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